La culture du dominant

« La culture du dominant enseigne à chacun et chacune d’entre nous que le noyau de notre identité est défini par la volonté de dominer et de contrôler les autres. On nous apprend que cette volonté de dominer est biologiquement plus ancrée chez les mâles que chez les femelles. Dans les faits, la culture du dominant nous apprend que nous sommes tous et toutes des tueurs-nés, mais que les hommes sont plus en mesure d’actualiser le rôle de prédateur. Dans le modèle du dominateur, ce qui importe le plus est la poursuite du pouvoir externe, la capacité de manipuler et contrôler les autres. Quand une culture est basée sur un modèle du dominateur, non seulement sera-t-il plus violent, mais il servira à définir toutes les relations comme des luttes de pouvoir. »
bell hooks

Publicités

« On ne naît pas femme, on le devient. »

« Cette affirmation peut être comprise comme une négation de la réalité biologique, j’y vois surtout le constat d’une évidence : lorsque de multiples déterminismes s’enchevêtrent, la prévision de la suite des événement est rendue impossible, il est donc raisonnable d’admettre que l’ état des choses de demain n’est pas inclus dans l’ état d’aujourd’hui. Cela est vrai pour les météorologistes ; ils renoncent à annoncer le temps plus de quinze jours à l’avance tant les mécanismes en jeu sont multiples et imbriqués. Combien cela est encore plus vrai pour la construction d’une personne, fruit d’innombrables influences! Si je connaissais ton caryotype, je pourrais te dire quel est ton sexe biologique; cela me renseignera bien peu sur l’aventure que tu développeras. Lire la suite